tt

EUROPE-DECROISSANCE
Pour des listes décroissance aux européennes de 2009

francais Italiano deutsch

Communiqué de Europe-décroissance (14 avril 2009).

En décembre dernier, nous avons lancé l'appel Europe-Décroissance, un appel à la constitution de listes Décroissance aux prochaines élections européennes. Aujourd’hui, vous avez été plus de 1700 à avoir signé cet appel. Cet appel a permis de se rendre compte que la Décroissance était belle et bien présente sur la scène politique, qui plus est dans cette période de crise.

Cet appel a suscité un réel écho malgré la faiblesse de nos moyens et l'absence totale d'écho dans les médias au regard d'une part du nombre de signataires, d'autre part de l'impossibilité pour les autres formations de nous ignorer totalement. Nous avons pu nouer des contacts au plus haut niveau avec le Front de Gauche et le Nouveau Parti Anticapitaliste. Nous avons pu aussi polémiquer dans un face à face avec un député UMP de Lyon. Nous le ferrons à nouveau le 4 mai face à un député du Parti socialiste.

Les milieux de la décroissance ont donc prouvé qu'ils existent bien politiquement et ne constituent pas une tribu comme se plait à le faire croire les médias aux ordres. Il n'y a pas cependant d'accord au sein de la décroissance sur la stratégie à suivre.

Certains militants ont choisis de s'allier avec le FG ou le NPA, d'autres présentent des listes 100 % décroissance (http://www.europedecroissance.eu/), les derniers se replient dans l'abstention.

Nous devrons profiter de cette diversité pour exposer nos thèses et nous donner rendez-vous aux lendemains des européennes pour tirer les leçons. La crise actuelle témoigne d'ailleurs de la justesse de nos analyses et de l'urgence qu'il y a à en finir avec le mythe de la croissance.

(La liste des signataires a été détruite le 14 avril 2009 en accord avec les quatre initiateurs de cet appel).

Pour des listes décroissance aux européennes de 2009

Nous ne sommes pas dupes : le “développement durable” ou “le capitalisme vert” promus, par exemple, lors du “Grenelle de l’environnement”, ne sont qu’une façon de relancer la fuite en avant dans la croissance infinie. Portée par la liste de Daniel Cohn-Bendit, la version ultra-light de la « décroissance » prônant de “scinder les flux entre la croissance économique et la croissance des flux de matière et énergétique” est une ultime escroquerie destinée à vider la décroissance de son sens politique et à récupérer l’avancée de ces thèses dans la société.

Aucune formation politique représentative n’apporte aujourd’hui de réponse crédible face aux enjeux représentés par les crises environnementale ou sociale. En voulant relancer la croissance économique (capitaliste, rouge ou même verte), toutes vont nous précipiter davantage dans le mur des limites des ressources de la planète et engendrer une nouvelle récession. Il est temps de lever le nez du guidon.

Face à l’absence d’une alternative crédible, nous souhaitons la présence de listes “décroissance” pour les élections européennes de 2009. Nous appelons à la constitution de groupes locaux, les plus larges possible, pour défendre :

• Une décroissance qui soit d’abord une décroissance des inégalités, localement, mais aussi à l’échelle de l’Europe comme à celle de la planète. Nous voulons l’instauration d’un revenu minimum et d’un revenu maximum, avec un différentiel maximum de 1 à 4. Puisqu’il n’est plus possible de faire croître le gâteau, la question de sa recette et de son partage redevient première ;

• Une décroissance du transport des marchandises à travers la planète, pour une relocalisation de la production et de la consommation, contre l’“économie de marché” (c’est-à-dire le capitalisme), mais pour une “économie des marchés” fondée sur des petites entités économiques. Nous voulons, par exemple, démanteler progressivement la grande distribution, au profit d’emplois de qualité, écologiques, qui permettent à tous mais notamment aux jeunes de trouver une place épanouissante et qui ait du sens ;

• Une décroissance du gigantisme, pour une société, une économie et des villes à taille humaine, où chacun-e puisse vivre et faire vivre sa famille dans la dignité. Nous voulons une agriculture locale, écologique et paysanne ;

• Une décroissance de la vitesse, dans une société dont l’accélération exclut chaque jour davantage d’entre nous, en commençant par les plus faibles, et nous condamne à une folle fuite en avant. Non au TGV, oui au TER. La civilisation de l’automobile n’est pas soutenable ; nous devons en sortir ;

• La décroissance de la tyrannie de la finance, pour une Europe où chaque démocratie maîtrise sa monnaie. Nous refusons la marchandisation du monde. Nous défendrons et étendrons tous les espaces de gratuité comme tous les temps de pause communs, à commencer par le dimanche ;

• Une décroissance de la déresponsabilisation sur la technique et la science. Nous faisons face à une problématique d’abord culturelle, politique et démocratique. Elle nécessite des réponses sur ces plans. Le nucléaire, les OGM, les agrocarburants ou les nanotechnologies nous conduisent dans des impasses dangereuses ;

• Une décroissance de l’emprise du pouvoir économique sur les médias, pour une presse européenne indépendante exerçant sa fonction de quatrième pouvoir, et non celle d’outil de propagande consumériste ;

• Une décroissance de la publicité, outil d’une propagande insidieuse qui fait de nous des gavés ou des frustrés de la consommation.

Nous voulons une Europe du partage, ouverte sur le monde. Une Europe qui reconnaît ses crimes liés au colonialisme, celui d’hier et d’aujourd’hui. Une Europe de l’égalité dans la promotion de la diversité de ses cultures. Une Europe veillant sur la nature comme on cultive un potager. Une Europe où chacun d’entre nous sera considéré avant tout comme un être humain et non pas un petit soldat de l’économie dont le seul horizon est de consommer et produire chaque jour davantage. Une Europe qui ne soit pas une entreprise dont la réussite se mesure à l’aune de l’augmentation du PIB mais une communauté solidaire chez elle comme solidaire au monde.  

Premiers signataires : Paul Ariès, Stéphane Bienvenue, Salih Branki, Remy Cardinale, Vincent Cheynet, Julien Gonzalez, Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Baptiste Mylondo, Christophe Ondet, Thomas Waring, Gwendolyn West, Michel Evrard, Marie-José Narducci...

Per delle liste Decrescita alle europee

Noi non siamo stupidi: lo “sviluppo sostenibile” o “capitalismo verde” promosso, per esempio, durante il “Grenelle dell’ambiente”, sono un modo per rilanciare la corsa in avanti della crescita infinita. Sostenuta dalla lista di Daniel Cohn-Bendit, la versione ultra-light della “decrescita”, proponendo di “separare i flussi tra crescita economica e la crescita dei flussi di materia e energia”, è un’ultima truffa destinata a svuotare la decrescita del suo senso politico e recuperare l’innovazione di queste idee nella società.

Nessuna formazione politica apporta oggi una risposta credibile alle sfide rappresentate dallz crisi ambientali o sociali. Volendo rilanciare la crescita economica (capitalista, rossa o verde), tutti vogliono portarci più in fretta contro il muro dei limiti delle risorse del pianeta e creare una nuova recessione. E’ giunto il momento di guardare in faccia la realtà.

Data l’assenza di alternative credibili, ci auguriamo la presenza di liste “decrescita” per le elezioni europee del 2009. Chiamiamo alla formazione di gruppi locali, i più ampi possibili, per difendere:

• Una decrescita che è prima di tutto una decrescita delle disuguaglianze, a livello locale, ma a livello europeo e mondiale. Vogliamo stabilire un reddito minimo e un reddito massimo, con un rapporto massimo di 1 a 4. Siccome non è più possibile crescere la torta delle risorse a disposizione per tutti, l’interrogazione sulla ricetta della torta e della sua ripartizione torna in primo piano;

• Una decrescita del trasporto di merci su tutto il pianeta per una ri-localizzazione della produzione e del consumo, contro l’”economia di mercato” (cioè il capitalismo), ma per una “economia dei mercati”, basata su piccole entità economiche. Vogliamo, per esempio, smantellare gradualmente la grande distribuzione a favore di posti di lavoro di qualità, ecologici, che permettono a tutti e soprattutto i giovani di trovare un ruolo arricchente nella sociétà;

• Una decrescita del gigantismo, per una società, un’economia e delle città a grandezza umana, dove tutti possano vivere e far vivere la sua famiglia in dignità. Noi vogliamo un’agricoltura locale, ecologica e contadina;

• Una decrescita della velocità, in una società dove l’accelerazione esclude, ogni giorno sempre di più, porzioni sempre maggiori di popolazione, iniziando dai più deboli, e ci condanna a una folle corsa in avanti. No all’alta velocità, sì ai trasporti ferroviari regionali. La civiltà dell’automobile non è sostenibile e quindi dobbiamo uscirne;

• La decrescita dalla tirannia della finanza, per un’Europa dove ogni democrazia controlla la sua moneta. Noi respingiamo la mercificazione del mondo. Noi difenderemo ed espanderemo tutti le aree di gratuità come tutti i tempi di pausa comuni, a partire dalle domeniche;

• Una decrescita della deresponsabilizzazione sulla tecnologia e la scienza. Ci troviamo di fronte a un problema prima di tutto culturale, politico e democratico, piuttosto che tecno-scientifico. Questo problema richiede quindi risposte su tali piani. Il nucleare, gli OGM, gli agro-carburanti, le nano-tecnologie ci porteranno a dei vicoli senza via di uscita;

• Una decrescita dell’influenza del potere economico sui mass-media, per una stampa indipendente europea esercitante la sua funzione di quarto potere, piuttosto che essere uno strumento di propaganda del consumismo;

• Una decrescita della pubblicità, strumento di propaganda insidiosa che ci rende frustrati o drogati al consumo continuo;

Vogliamo un’Europa di condivisione aperta sul mondo. Un’Europa che riconosca i suoi crimini legati al colonialismo, quello di ieri e di oggi. Un’Europa dell’uguaglianza nella promozione della diversità delle sue culture. Un’Europa che vegli sulla natura come uno coltiva un orto. Un’Europa in cui ciascuno di noi sia considerato prima di tutto come un essere umano e non un piccolo soldato dell’economia il cui unico orizzonte è quello di produrre e consumare ogni giorno. Un’Europa che non sia un’azienda il cui successo è misurato in termini di crescita del PIL, ma una comunità solidale all’interno e con il resto mondo.

Für die Decroissance-Listen bei der Europawahl 2009

Wir lassen uns nichts vormachen: Die "nachhaltige Entwicklung" oder der "grüne Kapitalismus", für die z.B. beim Umweltgipfel Grenelle geworben wurde, sind nur ein Weg, die Flucht nach vorne in weiteres unendliches Wachstum zu propagieren. Die von der Liste Daniel Cohn-Bendits getragene ultra light Version der „Schrumpfung“ von Décroissance, die die Ströme zwischen wirtschaftlichem Wachstum und Wachstum der Stoff- und Energieströme trennen will, ist ein riesiger Schwindel, der dazu dient, die Décroissance- Bewegung ihres politischen Sinns zu berauben und den Erfolg ihrer Thesen in der Gesellschaft für sich zu nutzen.

Keine repräsentative politische Bewegung gibt bis jetzt eine glaubhafte Antwort zu den Fragen, die die Sozial- und Umweltkrise aufwerfen. Indem das wirtschaftliche Wachstum wieder in Gang gebracht werden soll (kapitalistisch, rot oder auch grün), werden all diese Bewegungen uns nur noch schneller gegen die Wand fahren, die Wand der begrenzten Ressourcen der Erde, und damit eine neue Rezession hervorrufen. Es ist an der Zeit, den Tunnelblick aufzugeben und die Richtung zu überdenken.

Da eine glaubhafte Alternative fehlt, möchten wir, dass die Décroissance-Listen bei den Europawahlen 2009 präsent sind. Wir rufen dazu auf, möglichst breit angelegte, lokale Gruppen zu bilden, um für Folgendes einzustehen :

• Schrumpfung zunächst einmal der Ungleichheiten, sowohl lokal als auch europa- und weltweit. Wir setzen uns für die Einführung eines Mindest- und eines Maximaleinkommens ein, wobei die Spreizung maximal 1 zu 4 sein sollte. Da der Kuchen nicht mehr vergrößert werden kann, rückt die Frage nach seiner Erzeugung und seiner Verteilung wieder in den Vordergrund;

• Schrumpfung des Güterverkehrs auf der Welt für eine Regionalisierung von Produktion und Verbrauch, gegen die "Marktwirtschaft" (im Sinne des Kapitalismus), aber für eine "Wirtschaft der Märkte", die auf kleinen wirtschaftlichen Einheiten gründet. Wir wollen, z.B., Produktion und Versorgung im industriellen Maßstab nach und nach zerschlagen zugunsten von qualitativ hochwertigen und umweltfreundlichen Arbeitplätzen, die es allen, jedoch insbesondere den jungen Menschen ermöglichen, einen Platz zu finden, an dem sie sich entfalten können und der einen Sinn hat;

• Schrumpfung des übermäßigen Wachstums, für eine Gesellschaft, eine Wirtschaft und Städte, die eine für den Menschen überschaubare Größe haben, in denen jeder Mensch in Würde leben und seine Familie versorgen kann. Wir wollen eine lokale, umweltfreundliche und bäuerliche Landwirtschaft;

• Schrumpfung der Geschwindigkeit in einer Gesellschaft, deren Beschleunigung täglich mehr und mehr Menschen unter uns ausgrenzt, angefangen bei den Schwächeren, und uns zu einer irrwitzigen Flucht nach vorne verdammt. Nein zum ICE, ja zum Regionalzug. Die Automobilgesellschaft ist nicht haltbar; wir müssen sie hinter uns lassen;

• Schrumpfung der Finanztyrannei, für ein Europa, in dem jede Demokratie Herr ihrer eigenen Währung ist. Wir lehnen es ab, die Welt zur Ware zu machen. Wir verteidigen alle Bereiche, in denen es Dinge und Leistungen umsonst gibt, und werden diese Bereiche erweitern. Wir stehen ein für gemeinsame Pausenzeiten, angefangen mit dem Sonntag;

• Schrumpfung der Verantwortungslosigkeit in Technik und Wissenschaft. Wir stellen uns einer Problematik, die zunächst kultureller, politischer und demokratischer Natur ist. Sie fordert Antworten auf diesen Ebenen. Atomkraft, Gentechnik, Biokraftstoffe und Nanotechnologie führen uns auf gefährliche Irrwege;

• Schrumpfung des Einflusses der Wirtschaft auf die Medien, für eine unabhängige europäische Presse, die ihre Funktion als vierte Gewalt ausübt und nicht die einer Propagandistin des Konsums;

• Schrumpfung der Werbung, die das Werkzeug für eine hinterhältige Propaganda ist und aus uns entweder mit Konsumartikeln vollgestopfte oder vom Konsum frustrierte Menschen macht.

Wir wollen ein Europa, in dem die Menschen teilen und das gegenüber der Welt offen ist. Ein Europa, das seine Verbrechen im Zusammenhang mit der Kolonialisierung eingesteht, der Kolonialisierung von gestern und der von heute. Ein Europa der Gleichheit, in dem die kulturelle Vielfalt gefördert wird. Ein Europa, das die Natur schützt, wie man einen Garten bestellt. Ein Europa, in dem jeder von uns vor allem als Mensch anerkannt wird und nicht als Element im Getriebe der Wirtschaft, dessen einziges Ziel es ist, jeden Tag mehr zu konsumieren und zu produzieren. Ein Europa, das kein Unternehmen ist, dessen Erfolg an der Erhöhung des BIP gemessen wird, sondern eine Gemeinschaft, die in sich und mit der Welt solidarisch ist.